La Grange des Champs se situe à Lorris. Léon Bonneau et son épouse Blandine s’occupent de leur ferme avec rigueur et passion. Leurs terres sont constituées de 81 hectares. Ils possèdent 60 vaches laitières qui produisent 300 000 litres de lait par an, leur permettant également de fabriquer différents fromages. Tous les produits sont certifiés A.B.
En plus de l’A.M.A.P.P. du Gâtinais, La Grange des Champs fournit :
Depuis le 1er avril 2008, le lait n’est plus collecté par Senoble, mais par Biolait : ce qui lui permet de rester dans un circuit bio.
Depuis quelques temps, La Grange des Champs est devenue le joyeux lieu de distribution de l’antenne de Lorris de l’A.M.A.P.P. du Gâtinais.
IMPORTANT - arrêt provisoire des contrats LAIT
Vous devez être étonnés de l’absence de contrats de lait et autres produits laitiers en ce début d’année 2010 et encore plus de l’absence de la remorque réfrigérée et de notre Loulou producteur.
Jusqu’à la fin du mois de décembre nous avons espéré que la distribution de lait pourrait continuer sans interruption et que nous allions pouvoir mettre en place le contrat janvier-avril.
Mais la situation du GAEC de la Grange des Champs est très compliquée en ce moment pour diverses raisons. Loulou comme il l’avait annoncé depuis plus de 6 mois a cessé l’activité de production début janvier. Nous avons contacté son frère Jean-Pierre à plusieurs reprises et depuis plusieurs semaines pour connaître les orientations futures du GAEC. Nous avons compris qu’il fallait laisser du temps au projet de restructuration et encore plus pour nous dire si la livraison de produits laitiers sur Mocquepoix serait encore possible.
Le conseil d’administration de l’amapp a donc décidé d’interrompre les contrats pour tout le mois de janvier. Nous tentons de relancer le dialogue pour savoir si nous pouvions apporter une aide. Pour l’instant nous n’avons aucune information et nous attendons un signe.
J’espère pouvoir fournir d’autres informations avant la fin du mois
Le président de l’amapp
Thierry Touzet
Attention : grave accident à la Grange des Champs
Voici un mail envoyé par Marie, suite à l’accident de Jean-Pierre. Une (malheureuse) illustration des dangers du métier d’agriculteur.
De : mary.loulou2
Envoyé le : Mardi, 11 Août 2009, 15h25mn 41s
Objet : un message un peu long mais une histoire vrai .... avec beaucoup de peur
Bonjour à toutes et à tous,
Si nous connaissions les risques que nous courons dans notre métier, parfois nous en changerions vite fait !
Le routier craint l’accident sur les routes, le pilote de ligne craint le crasch, le médecin craint la perte d’un malade, la vacancier craint la baignade ou la rando etc....
je pourrai en rajouter encore longtemps.
Hier matin, c’est Olivier Chaloche, Joel Laiseau, Blandine, Jean-Pierre, Loulou Bonneau et Moi qui risquions notre vie sans le savoir. Comme tout éleveur passionné du métier nous faisons confiance à nos vaches/génisses . Comme disait Jocelyne femme de Joel Laiseau paysan/éléveur voisin de la grange des champs, qui est venue nous rejoindre pour nous aider., on les bichonne on leur donne le biberon tout petit, et tous les jours une parole, on leur donne à manger, on les soigne quand elles sont malades.....
Hier matin, un matin pas comme les autres, 30 ans d’expérience pour Jean-Pierre et Loulou, la génisse/mére que nous voulions rentrer (pour la traire et faire boire son veau) nous a tous fait courir sur une étendue de 10 hectares de pré. Après 2 heures de course, l’évènement incroyable que l’on ne pense pas : notre but était de la rentrer dans la salle de traite, et la génisse en furie (du jamais vu), énervée, très agitée a chargé Jean-Pierre, l’ a soulevé, l’a roulé. Notre Olivier, blanc comme un linge, courageux, qui était à côté, ne pouvant rien faire, impuissant. Comme Loulou qui est arrivé en courant pour soutenir Jean-Pierre dans sa douleur et ses cris.
Je ne peux vous dire le sentiment que j’ai eu à seulement 15 mètres de l’accident quand j’ai vu Jean-Pierre dans les airs. Le portable dans le poche, j’ai appelé les secours sans attendre (je savais que là c’était grave) tout en hurlant à Olivier et Loulou : attention la vache va recommencer méfiez-vous. Des minutes qui se déroulent, vite et longues à la fois, la peur au ventre, l’inquiétude sur l’état de santé de Jean-Pierre.
Il a été hospitalisé dès que les pompiers onf fait leur travail.
Hier Avec Loulou nous nous sommes retrouvés tous les deux pour faire le travail dans la tristesse, réparer les dégats que les génisses ont causés dans le parc de 10 hectares. Nous étions épuisés de la matinée mais il fallait encore marcher et encore courir. Vous n’imaginez pas le nombre de KMS que les paysans font dans une journée.
1/4 d’heure assis dans le chalet de Loulou nous nous sommes regardés sans dire un mot fatigués et inquiets ; à se repasser le film dans la tête en pensant on aurait du faire autrement mais quoi ??????
Sans appétit nous sommes repartis au travail, Joel est revenu nous aider à cacher un tas de paille de 350 balles rondes, une hauteur de 6 mettre là encore un autre risque.
Bref à part le vent qui nous a un peu ennuyé, tout s’est bien passé. Même si il y a des moments très difficiles, il y a aussi des moments agréables. Comme l’aide de Joel ça réchauffe le coeur. Nous avons été contents de le faire et la paille est à l’abri de la pluie pour toute la saison suivante.
Blandine a téléphoné à 16 h pour nous dire le diagnostic du medecin.
Notre ami laitier Jean-Pierre a des cervicales de fracturées, des ématommes un peu partout, un traumatisme cranien, il sera immobilisé pendant 2 à 3 mois, nous en serons davantage dans 48 heures.
C’est dur pour le blessé mais dur pour les personnes qui étaient à côté.
Il est déjà 16h30, le temps d’aller boire un coup et chacun est retourné à sa besogne en se remerciant mutuellement.
C’est à 22h30 que la journée s’est terminée. La nuit sans dormir : Loulou avait la migraine depuis le matin puis toute la nuit. Il est reparti ce matin à 6h30.
Quel courage ! moi j’aurai qu’une envie : vendre toutes les vaches.
Je vous laisse je vais retourner à la ferme. Ce sera mes vacances à la campagne, à soutenir Loulou et à l’aider car la traite je sais faire, soigner les bêtes aussi.
Evidemment ne comptez pas manger du rôti ou boire le lait de la génisse car nous ne l’avons pas laisser vivre plus longtemps de peur qu’elle recommence.
Après cette expérience de femme de paysan, je peux vous dire que tout animal dépassant un mètre du sol ne sera plus dans mon assiette. Et le fromage, je vous le laisse. Nous ne savons pas les risques que nous demandons à nos producteurs d’animaux.
Nous remercions Olivier, Joel de nous avoir aidé et soutenu. Et sommes vraiment désolé pour tout.
Les enfants sont déçus : nous ne partirons sans doute pas les 5 jours prévus !
Nous souhaitons à Jean-Pierre un bon rétablissement, de rentrer à sa maison le plus vite possible, de se reposer sans douleurs et de meilleures journées.
Bonne journée à vous, je file à la ferme.
Mary,
06 81 91 05 16
06 81 91 62 24